Happycratie, d'Eva Illouz et Edgar Cabanas, en librairie le 23 août

Première grande critique sociologique de l'industrie du bonheur cet "essai décapant" (Laurent Lemire, Livres Hebdo) nous éclaire sur les origines et les conséquences de la psychologie positive. Les droits ont déjà été cédés pour la langue anglaise, allemande, espagnole et italienne.

Présentation :

Le bonheur se construirait, s’enseignerait et s’apprendrait : telle est l’idée à laquelle la psychologie positive s’attache à conférer une légitimité scientifique. Il suffirait d’écouter les experts pour devenir heureux. L’industrie du bonheur, qui brasse des millions d’euros, affirme ainsi pouvoir façonner les individus en créatures capables de faire obstruction aux sentiments négatifs, de tirer le meilleur parti d’elles-mêmes en contrôlant totalement leurs désirs improductifs et leurs pensées défaitistes.
Mais n'aurions-nous pas affaire ici à une autre ruse destinée à nous convaincre, encore une fois, que la richesse et la pauvreté, le succès et l’échec, la santé et la maladie sont de notre seule responsabilité ?
Et si la dite science du bonheur visait à nous convertir à un modèle
individualiste niant toute idée de société ?
Edgar Cabanas et Eva Illouz reconstituent ici avec brio les origines de cette nouvelle « science » et explorent les implications d’un phénomène parmi les plus captivants et inquiétants de ce début de siècle.


par sophie | 22 jui 2018

Happycratie, d’Eva Illouz et Edgar Cabanas, en librairie le 23 août

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